Vote au Sénat de la loi sur la sécurisation de l’emploi: un pas de plus vers une meilleure protection des emplois et des salariés

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Moins de quinze jours après l’Assemblée nationale, le Sénat vient d’adopter, dans la nuit de samedi à dimanche, le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi.

 

Voté à une très large majorité des suffrages exprimes (172 voix pour, 24 contre) ce texte est l’illustration de l’engagement infaillible du Gouvernement pour gagner la bataille de l’emploi et sécuriser, pour tous les Français, les parcours professionnels tout au long de la vie active.

 

Avec cette nouvelle étape du parcours législatif, ce sont trois nouveaux engagements forts du programme présidentiel qui sont en passe de devenir une réalité du droit du travail : la dissuasion des licenciements boursiers (engagement 35, articles 13 et 15 de la loi), la participation des salaries au conseil d’administration  et aux stratégies des entreprises (engagement 55, articles 5, 4, 9 de la loi) et la lutte contre la précarité des emplois et des parcours (engagement 24, articles 1, 2, 3, 6, 7, 8 et 10 de la loi).

 

La commission mixte paritaire se réunira mardi afin que la loi puisse entrer en vigueur dans les meilleurs délais.

Jean-Marc Germain, Secrétaire national à l’emploi et au travail

 

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Anne Hidalgo: « Le logement est une priorité à Paris »

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Quel est le bilan de la mairie en matière de logement ?

Anne Hidalgo : Paris a rattrapé son retard en matière de logement social. En 2014, nous aurons financé 70 000 nouveaux logements sociaux et nous serons passés de 13,4% depuis 2001 au 20%. Sur ces 70 000, un tiers concerne les classes moyennes ; je rappelle que 70% des Parisiens sont éligibles à cet habitat.

Nous avons aussi fait des efforts considérables pour résorber l’habitat insalubre, moins de 50 immeubles avaient été traités sous l’ère Tibéri, nous en avons traité 1 035. De même, on en parle peu, mais nous avons permis de sauver 13 000 logements occupés d’une vente à la découpe.

Et nous avons accordé 19 000 prêts à taux zéro, qui ont permis à autant de ménages d’accéder à la propriété. Enfin, nous avons remis de la transparence dans l’attribution des logements sociaux, puisqu’avant 2001, il y avait des critères clientélistes. Depuis 2001, 55 000 ont été attribués par des commissions sans que le maire n’intervienne.

 

Vous souhaitez dépasser les 20% de logements sociaux…

J’ai pour objectif d’atteindre les 25% dans Paris, comme le veut la loi. Je continuerai à mobiliser les Zones d’aménagement concertés (ZAC), les préemptions… Il faut aussi aller plus loin. Je veux créer 10 000 logements par an dans Paris, sociaux et non sociaux. Des logements pour tous. Ceci permettra de constituer une offre de logements pour la classe moyenne et les jeunes actifs.

Dans la mandature 2014-2020, je mise donc sur un total de 60 000 nouveaux logements. Ce sera la priorité des priorités.

 

Comment y parvenir ?

Je veux y faire participer le secteur privé. Je veux le mobiliser dans un «Pacte pour le logement». Le Maire de Paris sera au cœur de ce partenariat avec les différents acteurs du logement et jouera un rôle de coordination et d’impulsion. Je m’engage à continuer à produire du logement neuf dans les ZAC et proposer des logements en accession à des loyers inférieurs à ceux du marché actuel.

 

Envisagez-vous de construire plus haut ?

Nous pourrons lancer la construction de nouveaux immeubles de 50 mètres partout où ce sera possible avec une qualité de vie agréable, notamment dans les ZAC Clichy-Batignolles (17e), Paris Nord-Est (18e-19e), Paris Rive Gauche (13e)ou encore Bercy-Charenton (12e)… Ceci permettra déjà de créer 1500 logements par an. Tous ces bâtiments répondront à une exigence de qualité environnementale et architecturale.

 

Et la transformation des bureaux en logement ?

Celle-ci permettra de créer 1000 nouveaux logements par an. Il y a aujourd’hui 200 000 m2 de bureaux qui sont susceptibles d’être concernés. Je souhaite aussi y installer des logements sociaux, mais aussi pour les classes moyennes. Nous reverrons le PLU afin d’optimiser certains bâtiments que l’on pourrait surélever là où c’est possible sans altérer la qualité de l’habitat.

J’engagerai un travail très fin sur des petites parcelles notamment dans les arrondissements où il n’y a pas de ZAC, qui sont en retard par rapport à l’offre de logement sociaux et de logements pour les classes moyennes. Cela représente environ 2000 logements par an.

Il existe aujourd’hui une obligation de construire 25 % de logement social dans les programmes privés de plus de 800 m2. Je souhaite étendre cette obligation aux logements pour les classes moyennes notamment dans les arrondissements de l’Est.

 

Comment serait géré un tel parc ?

Je proposerai de créer une agence immobilière publique/privée qui non seulement sera un outil de mobilisation pour le logement et gérera le parc destiné aux classes moyennes. Je souhaite travailler à ce projet un pool d’opérateurs (les institutionnels, les compagnies d’assurances, les caisses de retraite, les foncières…) avec des objectifs annuels. Les conditions d’attribution transparentes seront définies pour permettre aux classes moyenne set aux jeunes actifs de se loger dans de meilleures conditions.

 

Plusieurs associations pointent du doigt les logements vacants ?

Aujourd’hui à Paris, il y a environ 200 000 logements vacants. Cela fige la mobilité des Parisiens dans un parc locatif qui ne joue plus son rôle. Je lancerai une mission dans les prochaines semaines pour comprendre et identifier les blocages à la location. Je veux mobiliser ces logements pour les classes moyennes et les jeunes actifs.

 

Le développement de la colocation est-il une solution alternative ?

L’association Paris Solidaire travaille sur la cohabitation entre les générations. C’est une piste intéressante. Mais il existe des freins juridiques et législatifs qui empêchent son développement. J’ai demandé aux parlementaires parisiens de la majorité d’y travailler pour rendre possible cette colocation notamment intergénérationnelle. Elle peut concerner aussi bien le parc social et aussi que le privé.

 

Des solutions sont-elles aussi envisagées avec le Grand Paris ?

Je me suis battue, comme d’autres, pour qu’une instance de gouvernance puisse gérer la question du logement et de l’urbanisme sur l’ensemble du Grand Paris. C’est en élargissant l’échelle qui est la nôtre que l’on pourra résoudre la crise du logement en proposant des habitats abordables, serviront aussi la dynamique économique et écologique de la région. Dans une métropole qui participe à 30% du PIB national, il n’est pas possible de continuer à souffrir de la crise du logement et des infrastructures de transports. C’est pour moi une exigence de solidarité.

 

Êtes-vous satisfaite de votre premier débat avec Rachida Dati, souhaitez-vous en organiser d’autres avec vos opposants, dont Nathalie Kosciusko-Morizet ?

C’était un débat combatif, il n’y a pas eu de complaisance de part et d’autre. Maintenant, l’UMP est dans une démarche de primaire. D’autres débats viendront. J’aime la confrontation des idées, dans le respect des personnes. C’est d’ailleurs à cette exigence là que je demande à chacune et à chacun de se conformer.

 Direct Matin

Place de la Répubique: un projet pionnier dans la rénovation thermique des bâtiments

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L’objectif de cette OPAH 2D2E inédite est d’accompagner les propriétaires de logements privés, situés dans un périmètre à fort potentiel, pour réduire leur consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui y sont associées. Mais aussi d’améliorer la qualité de vie des habitants (accessibilité des personnes à mobilité réduite, organisation du stationnement des vélos, etc.) et la qualité environnementale de leurs immeubles (végétalisation, tri sélectif des déchets, récupération des eaux de pluie, etc.).

Autour de la place de la République, 600 immeubles, dont 200 situés dans le 3e arrondissement, sont concernés.

Pourquoi une OPAH 2D2E ?


En effet, depuis une précédente OPAH dans le quartier Arts et Métiers qui s’est terminée en 2009, l’équipe municipale du 3e, appuyée par l’Atelier Local d’Urbanisme (ALU), est convaincue de la nécessité de répondre à des enjeux majeurs dans la politique de l’habitat parisien. Le premier enjeu est énergétique : plus de 90% de nos immeubles datent d’avant 1914 et certains sont très dégradés donc particulièrement énergivores. Ces déperditions d’énergie importantes pèsent sur les factures de chauffage des foyers. Le deuxième enjeu est sociétal : aujourd’hui, ces immeubles anciens sont peu adaptés à nos modes de vie qui ont évolué. Des cages d’escaliers trop étroites ou des locaux non aménagés ne permettent pas de pratiquer aisément le tri sélectif des déchets, le rangement des vélos ou des poussettes et ne facilitent pas la circulation des personnes à mobilité réduite, âgées ou handicapées, et donc leur maintien à domicile. C’est aussi une manière d’embellir la ville en faisant entrer du végétal dans ces bâtiments. Enfin, le dernier enjeu est social : il s’agit d’encourager la mixité sociale et de réhabiliter un maximum de logements occupés par des locataires ou propriétaires modestes.
C’est le sens du voeu voté par le conseil d’arrondissement, puis par le Conseil de Paris, en mars 2009, qui a fait du 3e arrondissement un territoire d’expérimentation pour un nouveau type d’OPAH vouée au développement durable.

Une étude technique pré-opérationnelle a donc été réalisée sur le péri¬mètre (enquête auprès des propriétaires, visite des bâtiments et diagnostic approfondi sur une part de ces 600 immeubles) pour calculer précisément les économies d’énergie envisageables. Celle-ci a massivement confirmé le diagnostic posé par l’ALU. Le gain moyen d’amélioration d’un de ces « immeubles test» a ainsi été estimé à 59%, en envisageant une isolation thermique de toutes les parois, des toitures, et le remplacement des menuiseries, des vitrages et des systèmes de chauffages. Un résultat qui se rapprocherait de l’objectif « facteur 4 » (division par 4 des émissions de GES) validé par le « Grenelle de l’environnement ».
Ce diagnostic a confirmé l’opportunité d’une telle OPAH tournée vers le développement durable. La Direction du logement et de l’Habitat de la Ville de Paris et nos élus locaux se sont dès lors attelés à la rédaction du cahier des charges pour l’appel d’offre qui a désigné le PACT Paris-Hauts de Seine comme opérateur de cette OPAH 2D2E innovante.

OPAH 2D2E : mode d’emploi


Le PACT Paris-Hauts de Seine, association spécialisée dans l’amélioration de l’habitat, informera, conseillera et accompagnera les propriétaires dans leur démarche d’amélioration thermique et environnementale. Pour conduire cette opération, une équipe d’experts a été constituée. Elle est composée d’un bureau d’études thermiques et de deux agences d’architectes (l’une spécialisée dans la maitrise d’oeuvre de projets de réhabilitation énergétique et l’autre dans la rénovation du patrimoine historique).

Les propriétaires et les locataires pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement personnalisé et gratuit pour :

  • mobiliser leur copropriété ;
  • analyser leurs besoins en fonction des usages des habitants et des caractéristiques architecturales de leur immeuble ;
  • définir leur projet de travaux et le mettre en oeuvre ;
  • mobiliser les financements adaptés ;
  • sensibiliser à la sobriété énergétique et à de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Tout au long du processus, des temps de concertation seront organisés afin d’encourager le partage d’expériences. Un propriétaire sera alors en mesure de voir ce qui a été entrepris chez un voisin ou dans un autre immeuble du périmètre. C’est l’assurance pour les habitants de faire vivre et progresser le dispositif selon l’idée qu’ils se font de leur quartier.

Pour bénéficier de l’OPAH 2D2E, les propriétaires mobilisés devront répondre à un appel à candidature qui leur permettra d’évaluer eux-mêmes le potentiel de leur immeuble à travers la réalisation d’un « éco-bilan» et de définir leurs besoins.
Les immeubles sélectionnés sur la qualité de leur projet bénéficieront alors d’un diagnostic opérationnel gratuit, réalisé par un groupement de professionnelsarchitectes et thermiciens. Ce diagnostic permettra de connaître le fonctionnement et les besoins du bâtiment, pour proposer des scenarii d’intervention et/ou un programme de travaux.
Sur la base du scénario de rénovation choisi par la copropriété, les professionnels rédigeront alors un projet comprenant une estimation de leurs couts et de leur durée ainsi qu’une évaluation précise des aides financières mobilisables.
Dans un deuxième temps, les copropriétés pourront alors répondre à un second appel à projet si elles souhaitent être accompagnées techniquement pour leurs travaux (aide au choix du maître d’oeuvre, avis sur les devis, suivi du chantier, mesure de la performance atteinte après travaux, etc.).
Les immeubles sélectionnés seront également accompagnés d’un point de vue financier: valorisation de l’ensemble des aides pouvant être mobilisées auprès de l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah), de la Région Ile-de-France, de la Ville de Paris, etc.
Grâce aux outils mis en place tout au long de l’opération, il sera possible de réaliser un vaste projet de rénovation en seulement 2 ans.

2 NOUVELLES AIDES DE LA VILLE


En plus des aides traditionnelles à la rénovation thermique, l’OPAH 2D2E prévoit deux nouvelles subventions spécifiques de la Ville de Paris. Une première aide sera versée aux syndicats des copropriétaires des immeubles qui engageront des travaux dans les parties communes où les perditions d’énergie sont souvent très importantes. Une seconde subvention permettra aux propriétaires d’aménager les locaux vacants de leurs immeubles pour en faire des lieux de vie ou d’équipements (rangement de vélos, de poussettes, espaces verts ou installation de systèmes d’utilisation des énergies renouvelables) et ainsi améliorer leur cadre de vie en valorisant

Exemples de travaux pouvant être accompagnés dans le cadre de l’OPAH 2D2E

  • Isolation du bâti par l’intérieur ou l’extérieur
  • Optimisation du mode de chauffage
  • Pose de panneaux et/ou de chauffe-eau solaires
  • Végétalisation verticale et horizontale et récupération des eaux de pluie
  • Création d’un ascenseur, d’une rampe d’accès
  • Aménagement d’espaces de stationnement des vélos et de tri et stockage des déchets

 

Liens sur le web

Dimanche 29 janvier: 2e tour des primaires citoyennes

PC

 

 

 

 

 

 

Ouvertes aux acteurs de la Belle Alliance Populaire, le deuxième tour des primaires citoyennes de l’unité se déroulera dimanche 29 janvier. Elles désigneront le candidat de la gauche et des écologistes. Dans au moins 8 000 bureaux de vote à travers toute la France, chaque électeur et électrice pourra voter à proximité de son domicile.

Retrouvez toutes les informations sur les candidats ci-dessous.

 

MV

Pour plus d’informations sur son programme, cliquer ici.

 

BH

Pour découvrir son programme, cliquer ici.

Retrouvez toutes les informations sur le site Primaires Citoyennes.

 

Anne Hidalgo : « Réduire le trafic routier est une urgence sanitaire »

EXCLUSIF – La maire de Paris, Anne Hidalgo, explique au JDD pourquoi elle va définitivement interdire la circulation sur les berges de Seine rive droite. Et ouvrir deux camps pour migrants dans la capitale.

anne-hidalgo

L’édition 2016 de Paris Plages s’arrête aujourd’hui. Comment justifiez-vous le fait de ne pas réouvrir les quais bas de la rive droite à la circulation automobile alors que la commission d’enquête publique a rendu un avis défavorable fin août à votre projet de piétonnisation?

 

Nous ne prenons personne par surprise. Les Parisiens ont soutenu cette mesure lors des élections municipales – elle figurait en bonne place dans mon programme. Je respecte néanmoins celles et ceux qui ont pu formuler des inquiétudes ou qui ont des questions sur ce projet. Je veux les rassurer, nous avons pris toutes les mesures possibles au préalable : études d’impact, concertation avec les élus, les préfets de région et de police, et nous avons répondu point par point à toutes les questions du commissaire enquêteur. C’est son droit de ne pas être convaincu. Mais le droit me permet aussi de ne pas suivre cet avis consultatif. Nous irons au vote le 26 septembre. Je ne me fais aucun souci sur l’issue de la délibération au Conseil de Paris : j’ai une majorité très soudée sur ce sujet. Au bout d’un an, je présenterai un bilan d’étape objectif, tant en matière de qualité de l’air que de reports de circulation, au Conseil de Paris et aux élus métropolitains. Et vous verrez alors que cette piétonnisation sera devenue une évidence et que personne ne voudra revenir dessus.

 

« Qui ose affirmer que moins de voitures provoque plus de pollution? »

 

L’avis négatif du commissaire enquêteur donne cependant des arguments aux nombreux opposants à ce projet de piétonnisation : associations d’automobilistes, Medef, fédération du bâtiment, opposition municipale, villes de banlieue…

Depuis 2001, nous devons faire face aux conservatismes dès qu’il s’agit de réduire le trafic automobile. Même l’inauguration du tramway des Maréchaux a été boycottée par l’opposition municipale. Quand nous avons aménagé la rive gauche, la droite parisienne nous avait déjà fait ce procès d’intention, disant que nous allions congestionner Paris alors que cela ne repose sur aucune donnée factuelle. En ce qui concerne les maires de banlieue, j’ai engagé depuis plusieurs mois un dialogue constructif avec eux, notamment dans le cadre de la Métropole du Grand Paris. Ils ont conscience que leurs habitants sont eux aussi victimes de ce fléau et qu’on ne peut pas rester sans agir. Les études d’impact, menées par des cabinets indépendants, démontrent que la piétonnisation des berges a un impact limité à l’hypercentre de Paris. Ni la petite ni la grande couronne ne seront touchées. Il n’y aura ni report ni congestion dans les communes limitrophes.

 

Votre principale motivation est la lutte contre la pollution de l’air. Mais vos détracteurs vous attaquent justement sur ce point, arguant que les bouchons engendrés par la piétonnisation des quais généreront davantage de pollution…

 

Mais qui ose affirmer que moins de voitures provoque plus de pollution? En tant que présidente nouvellement élue à la tête du C40 [un réseau des 85 plus grandes villes de la planète, dont l’objectif est de lutter contre le dérèglement climatique, NDLR] , je peux vous garantir qu’aucune grande ville au monde n’a enregistré une augmentation de pollution en réduisant la circulation dans son centre! Je rappelle aux adversaires de cette mesure que la piétonnisation des berges rive gauche a permis de réduire de 23% la pollution de l’air dans le secteur. De plus, les experts ont constaté dans de nombreuses villes que fermer une autoroute urbaine crée un phénomène d’évaporation du trafic. En clair, une partie des automobilistes renoncent à la voiture individuelle pour recourir à un autre mode de transport. La pollution de l’air provoque 6.500 morts par an dans la Métropole. Nous savons que le trafic routier en est la cause principale. Il y a une urgence sanitaire. La santé publique, ça ne se négocie pas.« Il y a une urgence sanitaire. La santé publique, ça ne se négocie pas »Je suis convaincue que les élus doivent agir vite. Car, tôt ou tard, il faudra répondre pénalement devant les tribunaux.

 

Que faire du trafic de transit qui traverse la capitale d’est en ouest, estimé à 43.000 voitures par jour?

 

Notre administration n’est pas fermée au dialogue, ni sourde face aux critiques, surtout constructives. Mais nous ne reviendrons pas en arrière. Nous étudierons les résultats des enquêtes et nous ajusterons si besoin.

 

La préfecture de police doit avoir le dernier mot…

 

Nous attendons l’avis du préfet de police avec qui nous avons beaucoup échangé en vue d’entamer les travaux. D’ailleurs, il y en aura très peu car il s’agit de conserver une réversibilité totale et immédiate de ces voies en cas d’urgence. Les récents et tragiques attentats à Paris et Nice nous rappellent qu’il faut tout faire pour permettre aux services de police et de soins d’intervenir rapidement et efficacement en cas de nécessité. Le préfet de police dira, lors du Conseil de Paris, quelle est sa position sur le sujet, mais je suis optimiste.

 

Valérie Pécresse, présidente LR de la Région Ile-de-France, vous demande de « surseoir à [votre] décision », estimant que les voies sur berges sont une « infrastructure d’intérêt régional, avec une circulation comparable à celle d’une route nationale? »…

 

Le conseil régional, chargé des transports en commun, doit lui aussi se décider à agir contre la pollution et prendre ses responsabilités. Il est en retard sur le sujet. Il faut améliorer les transports en grande couronne, mais je demande aussi à Valérie Pécresse d’entendre les élus métropolitains qui ont des besoins de transports en commun et qui demandent une meilleure régularité. La Région devra notamment contribuer au financement de la ligne à haut niveau de service – dite « tramway olympique », qui s’inscrit dans le cadre de la candidature aux Jeux 2024 et qui a vocation à relier les Hauts-de-Seine au Val-de-Marne en longeant la Seine, sur les quais hauts rive droite. Il s’agit aussi de soutenir les maires d’Ile-de-France qui veulent transformer les axes autoroutiers traversant leurs villes en boulevards urbains. Il faut prolonger d’urgence la ligne 10 au sud-est de Paris, créer des franchissements pour les vélos, comme le demande notamment Jacques Jean-Paul Martin, maire [LR] de Nogent-sur-Marne. Enfin, la Région doit étudier le développement des liaisons fluviales ; je ne comprends pas que Voguéo, le système de navettes publiques sur la Seine, ait été abandonné si vite par le Syndicat des transports (Stif). La question de la qualité de l’air ne se limite pas à Paris. À ce titre, je salue le volontarisme de Patrick Ollier, président [LR] de la Métropole du Grand Paris, avec qui j’ai créé – au-delà des étiquettes partisanes – un Observatoire de la qualité de l’air. Des capteurs vont mesurer scientifiquement la pollution et nous publierons les données. Nous aurons des critères d’évaluation communs aux différentes villes et donc des mesures comparables.

 

Après un été très tendu pour les migrants à Paris (évacuations sans mises à l’abri), qu’attendez-vous du camp de réfugiés que vous comptez ouvrir dans le nord de Paris à la fin du mois?

 

La mise à l’abri des réfugiés est un devoir. Depuis bientôt deux ans, Paris connaît une crise migratoire sans précédent, avec l’arrivée chaque jour sur son territoire de plusieurs dizaines de migrants. Bien que leur prise en charge soit une responsabilité et une compétence de l’État, j’ai tenu à ce que Paris contribue activement à la mise en place des dispositifs dédiés à l’accompagnement et à l’hébergement de ces personnes. C’est une responsabilité humanitaire, un enjeu de dignité humaine, en cohérence avec la tradition d’accueil de notre pays. Depuis début 2015, les efforts conjoints de l’État, la Ville de Paris et les associations ont permis de créer plusieurs dizaines de centres d’hébergement d’urgence à Paris et en Ile-de-France et de mettre à l’abri près de 15.000 migrants primo-arrivants.

 

Mais c’est jugé insuffisant…

 

Si l’État a fait d’importants efforts en deux ans, nous manquons encore de places d’hébergement et les dispositifs existants frôlent régulièrement la saturation. Des campements de fortune ne cessent d’apparaître sur l’espace public, essentiellement dans le nord de Paris, en raison de l’axe Paris-Calais. Les migrants y vivent dans des conditions profondément indignes qui sont aussi source de nuisances pour les riverains des quartiers concernés. Il y a un an, j’ai demandé à l’État de changer de méthode. Je n’ai pas été complètement entendue. «J’ai décidé que la Ville de Paris avancerait sans attendre sur la situation des migrants» J’ai décidé que la Ville de Paris avancerait sans attendre et j’ai annoncé au mois de mai la création d’un camp de réfugiés intramuros. J’ai aujourd’hui le soutien de l’État. Nous nous sommes mis d’accord avec Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse pour définir la participation de l’État à ce projet.

 

Quel sera le rôle de ce camp?

 

Il permettra aux migrants qui arrivent sur le territoire parisien d’être immédiatement orientés vers une prise en charge à la hauteur de leurs besoins, plutôt que de se retrouver dans un campement de fortune. Ce camp sera géré par des associations et permettra aux migrants nouvellement arrivés de dormir sur place quelques jours, le temps que l’État prenne le relais. Nous aurons environ 300 à 400 lits à son ouverture, un chiffre qui pourra évoluer selon les besoins, pour atteindre 500 à 600 lits.

 

À quoi ressemblera-t-il?

 

Il sera composé d’un accueil de jour, auquel se présenteront les migrants afin d’être orientés ; un pôle de soins ; et un pôle d’hébergement, pour mettre à l’abri les personnes migrantes pendant les quelques jours nécessaires à l’État pour leur proposer une place dans un centre d’hébergement d’urgence adapté. Il y aura deux sites : un dans le nord de Paris pour les hommes seuls qui ouvrira en octobre ; un autre dans le sud-est de Paris, dédié aux publics fragiles : familles, femmes isolées et femmes isolées avec enfants, qui nécessitent un accompagnement social plus important. Celui-ci, d’une capacité d’environ 300 personnes ouvrira dans un second temps, à la fin de l’année.

 

Vous avez passé deux semaines à Rio cet été pour les JO et vous y retournez le 7 septembre pour les Jeux paralympiques. Quels enseignements en tirez-vous pour la candidature de Paris 2024?

 

J’ai beaucoup discuté avec le maire de Rio, Eduardo Paes, qui a utilisé la dynamique des Jeux pour supprimer une autoroute urbaine qui passait en centre-ville. Il m’a dit : « Tu vas en baver, mais franchement, ça vaut le coup! » J’ai appris aussi sur le fonctionnement, les volontaires, la billetterie, l’accès aux sites, les transports, etc. Je prends un risque politique avec cette candidature mais je suis convaincue qu’il n’y a pas d’événement plus puissant, plus porteur, plus fédérateur, notamment pour la jeunesse.« Je prends un risque politique avec cette candidature Paris 2024 mais je suis convaincue qu’il n’y a pas d’événement plus puissant »Les Français ne se rendent pas compte de ce qu’ils représentent à l’étranger. Ils sont appréciés, observés, écoutés. Cet événement est une occasion unique de se rassembler, de montrer la fierté que nous avons d’avoir des origines si diverses. À Paris, nous avons un réseau de transports en commun unique au monde, qui sera encore amélioré grâce au Grand Paris Express. Nous sommes aussi en mesure de proposer une vraie compacité des sites. Et nous pouvons nous appuyer sur beaucoup d’équipements existants, dans une dimension de sobriété et de développement durable. Notre capacité à mobiliser des volontaires, comme pendant l’Euro de football, est aussi un atout.

 

Concernant l’Exposition universelle de 2025, vous fustigiez la candidature de la France, portée par le maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin. Etes-vous revenue à de meilleurs sentiments?

 

J’ai fustigé la gouvernance, qui manquait de transparence, et le thème – « l’hospitalité » –, qui laissait à désirer. Des personnes très influentes au niveau international m’ont dit que cette candidature n’avait aucune chance. Je veux qu’on s’engage pour gagner, et non dans une candidature dont on sait d’avance qu’elle sera perdante. On peut s’épargner des humiliations. J’ai été entendue par le Premier ministre, qui a demandé à Pascal Lamy de définir des pistes d’amélioration. Nous sommes aujourd’hui sur le point d’aboutir à une gouvernance plus équitable, plus équilibrée et partagée [présidée par Pascal Lamy, avec quatre vice-présidents : Jean-Christophe Fromantin, Anne Hidalgo, Patrick Ollier et Valérie Pécresse]. J’ai également obtenu des évolutions sur le fond du projet, afin qu’il se conforme enfin au cahier des charges des expositions universelles. Le thème, par exemple, sera ajusté. Je propose de le recentrer sur les enjeux environnementaux, comme une suite de la COP21. Une réunion en ce sens est prévue autour de Manuel Valls, le 8 septembre. Elle permettra d’acter ces changements.

 

Le maire de Londres vient d’inaugurer le métro ouvert 24h/24, le week-end. C’est déjà le cas à New York, Berlin ou Copenhague. Pourquoi pas à Paris? Vous vous y étiez engagée pendant la campagne de 2014…

 

J’en rêve, Sadiq Khan l’a fait! Dans la compétition avec Londres, puisque certains n’ont que ce mot à la bouche, je demande que nous allions vers une ouverture du métro 24h/24. Je réitère ma demande à la Région : nous pourrions démarrer par les lignes automatisées, une d’est en ouest (la 1) et une du nord au sud (la 14). C’est un sujet très important en matière d’attractivité. Je propose de gagner une heure par an, ce qui permettrait de faire rouler les métros toute la nuit en 2024. «Je propose de gagner une heure par an, ce qui permettrait de faire rouler les métros toute la nuit en 2024 »Pas seulement pour les noctambules ou les fêtards, mais pour tous ceux qui ont des horaires décalés ou qui travaillent la nuit, dans les services publics, par exemple. La balle est dans les mains de la Région, du Stif et de la RATP.

 

Vous annoncez la création d’une « brigade de lutte contre les incivilités »…

 

Cette brigade sera officiellement créée le 12 septembre. Elle regroupera progressivement toutes les équipes qui s’occupent de notre vie quotidienne, soit à terme près de 2.000 agents. Dès que la loi relative à la réforme du statut de Paris, présentée le 11 octobre au Sénat en première lecture, aura acté le transfert de compétences, elle pourra être renforcée par les ASP [les anciennes pervenches] qui sont aujourd’hui sous la responsabilité de la préfecture de police. Cette unité verbalisera en particulier les nuisances sonores et les atteintes à la propreté (68€), et permettra ainsi à la police nationale de se concentrer sur ses missions prioritaires, que sont la sécurité et l’ordre public. Je lancerai également en 2018 une importante réforme du stationnement, qui permettra un meilleur taux de recouvrement. «Aujourd’hui, 90% des automobilistes ne paient pas leur parcmètre à Paris. C’est une honte!» Aujourd’hui, 90% des automobilistes ne paient pas leur parcmètre à Paris. C’est une honte! J’en profite pour saluer la validation juridique du projet de loi sur le statut de Paris par le Conseil d’État : son analyse sur la fusion des arrondissements centraux en 2020 est très claire. Celles et ceux qui voulaient faire croire qu’il s’agissait de bidouillage électoral en sont pour leurs frais.

 

Bertrand Gréco et Robert Melcher – Le Journal du Dimanche

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Anne-Hidalgo-Reduire-le-trafic-routier-est-une-urgence-sanitaire-806893

Brexit : le Royaume-Uni va redevenir une île

UEPublié le 24 Juin 2016

Les électeurs britanniques ont tranché. Le Royaume-Uni doit en tirer les conséquences et informer au plus vite le Conseil européen de sa demande de retrait conformément à l’article 50 du Traité[1].

 

Les négociations de retrait et celles sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sont deux choses bien distinctes. Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne doit, conformément au Traité, aboutir dans les deux ans. Le futur de sa relation avec l’Union ne peut être discuté qu’après le retrait et cela prendra beaucoup de temps. Aucun lien ne doit être accepté entre les deux négociations et il serait suicidaire que le processus engagé accapare toute l’énergie des Européens.

 

Le départ du Royaume-Uni constitue une perte pour l’Union et le symbole d’une Europe en crise. C’est l’échec d’une Europe exclusivement dédiée au marché intérieur. L’heure doit être à la refondation pour renouer avec la vocation d’origine de l’Union, assurer la démocratie et le respect de valeurs, la prospérité, la liberté et la paix par la solidarité.

 

Elle doit répondre à la question du pourquoi être ensemble : ce référendum va être utilisé par tous ceux qui veulent en revenir aux frontières nationales, sortir de l’Union. Soyons clairs : l’Union européenne permet à ses États membres de mieux faire entendre leur voix dans le monde actuel. Comment définir des normes sociales et environnementales, face à la Chine ou aux États-Unis ? Comment penser sa défense face aux menaces contemporaines, entre les deux grandes puissances militaires que sont la Russie et les États-Unis ? Comment lutter efficacement contre le terrorisme ou l’évasion fiscale, qui sont par essence des problèmes transnationaux ?

 

Nous lançons un appel : l’heure est à la refondation, à la fois au niveau de l’Union européenne et au niveau de la zone euro. Les Vingt-Sept doivent travailler ensemble en matière migratoire, de défense, de sécurité, de transition énergétique et de numérique ; au niveau de la zone euro, nous devons parvenir à une véritable convergence sociale et fiscale. Paris, Berlin et Rome doivent s’entendre pour proposer à leurs partenaires un budget de la zone euro et les institutions qui vont avec, pour répondre à ces priorités absolues : l’emploi et l’investissement.

 

Pour cela, l’Europe doit aussi retrouver une légitimité démocratique ; elle sera au cœur des élections de 2017. Nous sommes convaincus qu’une Europe refondée sera l’outil indispensable pour défendre nos valeurs, construire une souveraineté européenne et faire face ensemble aux défis et menaces du XXIème siècle.

 

Les eurodéputé-e-s PS

Texte publié dans le Huffington Post

 

Relire l’appel parlementaire du 9 mai : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/09/pour-une-refondation-profonde-de-l-union-europeenne_4915966_3232.html

 

 

 

 

[1] Article 50 du Traité sur l’Union européenne : 1.Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

2.L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

3.Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

4.Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent. La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

5.Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

#StopPollution

stoppollution

 

 

 

 

La Commission européenne a adopté le 20 avril 2016 une modification du règlement en vigueur autorisant les constructeurs automobiles à commercialiser jusqu’en janvier 2021 des véhicules émettant jusqu’à 168 mg/km d’oxyde d’azote, soit deux fois plus que le seuil actuel.

 

Face à cette règlementation inacceptable, une grande campagne a été lancée pour de mobiliser les citoyens européens et les Maires des grandes villes d’Europe. Plus de 129 000 citoyens ont demandé aux gouvernements européens d’user de tous les moyens juridiques et politiques en leur pouvoir, afin de garantir que les normes de pollution de l’air en Europe soient appliquées dans toutes les industries.

 

Paris est aujourd’hui décidée à mener ce combat contre le Permis de Polluer devant la Justice, par le biais de recours devant le Tribunal de première instance de l’Union européenne qui permettront de contester la légalité du règlement.

 

Faites entendre votre voix dans ce combat !

 

Prenez part à cette action •en signant la pétition change.org/pollutiondelair en vous inscrivant gratuitement sur le site de recours collectifs actioncivile.com/action-collective/pollution-de-lair, en relayant cette action sur tous les réseaux sociaux thunderclap.it/projects/42844-u-e-non-au-permis-de-polluer.

 

Notre santé en dépend.

Meeting de la Gauche pour les Régionales ce mercredi 9 décembre à 18h30

À la suite du 1er tour des élections régionales de dimanche, les listes PS, EELV et FdG se sont rassemblées en Ile-de-France. Avec cette fusion notre objectif de maintenir l’Ile-de-France à Gauche est possible !

Ces derniers jours de campagne sont importants. Le meeting de l’entre 2 tours aura lieu mercredi 9 décembre à partir de 18h30 au Palais des sports de Créteil (5 Rue Pasteur Vallery Radot).

Ce sera une occasion de présenter à nos concitoyens nos convictions, notre programme, ci-dessous, et de faire la preuve de notre dynamique. Il est donc primordial que nous y soyons les plus nombreux possibles.

 

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